Vice caché après l’achat d’un bien : comment réagir et quels sont vos droits ?

Lors d’une transaction immobilière, la transparence n’est pas une option : c’est une obligation. L’agent immobilier a un devoir d’information et de loyauté vis-à-vis des visiteurs et des acquéreurs, en les informant des éléments connus susceptibles d’influencer leur décision d’achat.

À l’inverse, lorsque la vente se fait sans intermédiaire professionnel, le risque de mauvaise surprise est souvent plus élevé. Manque d’informations, éléments techniques sous-estimés ou défauts non communiqués… autant de situations qui peuvent mener à la découverte d’un vice caché après l’achat.

Qu’est-ce qu’un « vice caché » ?

Un vice caché correspond à un défaut important du bien immobilier qui n’était pas visible lors des visites, mais qui existait déjà au moment de la vente. Ce défaut est tel qu’il réduit fortement l’usage normal du bien ou en diminue la valeur.

Il ne s’agit donc pas d’un simple inconfort ou d’une usure liée au temps. Un vice caché concerne un problème suffisamment sérieux pour que l’acheteur puisse légitimement se demander s’il aurait acheté le bien, ou au même prix, s’il en avait eu connaissance.

Tous les défauts découverts après l’achat sont-ils concernés ?

Non. Certains désagréments apparaissent avec le temps sans pour autant constituer un vice caché. Par exemple, une installation vieillissante ou un élément arrivé en fin de vie ne suffit pas à engager la responsabilité du vendeur.

Chaque situation doit être analysée au cas par cas, en tenant compte de l’âge du bâtiment, de son état général et des informations communiquées lors de la vente.

Que faire dès que vous découvrez un vice caché ?

Dès que vous constatez un vice caché, voici les étapes à suivre :

  • Documentez le problème : photos, vidéos et description précise.
  • Évitez d’aggraver la situation : limitez les dommages sans faire de réparations définitives.
  • Faites constater le vice par un expert indépendant (architecte ou technicien).
  • Envoyez une mise en demeure par recommandé au vendeur.

Essayez d’abord un accord amiable avant d’envisager une action judiciaire

Dans quels délais faut-il agir ?

La loi ne fixe pas de délai strict, mais elle impose d’agir dans un délai raisonnable après la découverte du défaut.
Attendre trop longtemps peut affaiblir votre position et être interprété comme une acceptation de la situation.

C’est pourquoi il est important de ne pas laisser traîner un dossier de vice caché.

Quelles solutions peuvent être envisagées avec le vendeur ?

Dans la pratique, la majorité des situations passent d’abord par une tentative de solution amiable. Selon les circonstances, plusieurs pistes peuvent être envisagées :

  • une participation financière aux réparations ;
  • une compensation financière tenant compte de la perte de valeur du bien ;
  • plus rarement, une remise en cause plus large de la vente lorsque le bien est fortement impacté.

Chaque dossier est unique et dépend des faits, des preuves disponibles et du dialogue entre les parties.

Quel est le rôle des professionnels de l’immobilier ?

Le notaire et l’agent immobilier ont des rôles distincts.
L’agent immobilier a un devoir d’information et de transparence, tandis que le notaire veille principalement à la conformité juridique de la transaction.

En amont, un accompagnement professionnel permet souvent de réduire fortement les risques, en attirant l’attention sur certains points sensibles avant la signature.

Comment réduire les risques avant d’acheter un bien ?

Même si aucun achat n’est totalement exempt de risques, certaines précautions restent essentielles :

  • prendre le temps de visiter le bien de manière approfondie ;
  • poser des questions précises sur l’état du bâtiment ;
  • demander les documents techniques disponibles ;
  • faire appel à un expert pour les biens plus anciens ou complexes.

Anticiper reste la meilleure protection.

Besoin d’un avis ou d’un accompagnement ?

Vous avez un projet d’achat, de vente ou des questions sur l’état d’un bien immobilier ?
Les équipes de l’Immobilière Hendrix sont disponibles pour échanger avec vous et vous apporter un avis professionnel, basé sur la réalité du terrain et l’expérience du marché.

Contactez-nous par mail à l’adresse immo@hendrix.be ou par téléphone au 010/23.87.00

Designed and Developed by Webulous / Managed by Clevermint / Powered by Whise / Revoir le popup